La Malandra PDF Imprimer Envoyer

 

En juillet 2004, Didier Micheli, Pierre Clarac et Jean-François Durazzo décident de finir d'équiper la merveilleuse voie de la Malandra dans le massif de Bavella.

 

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Après une légère descente, la végétation s 'éclaircit et la rivière parut sourdre de l'immense forêt de Tova, de plus en plus nombreuses, les roches dentelées surgissaient du maquis ; la route s'élevait et les arbustes cédaient la place aux pins ; le paysage devint agreste.

Les aiguilles de granit rouge de la punta de Malandra et de la punta de Mufrareccia découpaient profondément notre horizon. La pente de la route s'accentuait et Pierrot, par principe plutôt que pour exprimer une réelle souffrance, commença à grogner. A la sortie d'une tranchée taillée dans la roche rouge, le col de Larone se détacha sur un ciel gris. Qui déclencha la bagarre ? Tous ensemble sans doute ; qui déboucha le premier au col ? J'ai oublié. Une bise très fraîche nous accueillit et en un tour de main, collants, pulls et ponchos, gants et bonnets étaient revêtus. Droit devant nous, noyés dans les nuages noirs, se dressait l'immense muraille des aiguilles de Bavella.

De Emiles Gouttes, Chambery (club des cent cols)