Didier Micheli ... du granit à la châtaigne PDF Imprimer Envoyer

 

Didier dans la réssurection des roses à BavellaQuant il devient le premier moniteur Corse d’escalade en 1995, Didier Micheli a déjà un long vécu de grimpeur derrière lui. Fils d’un militaire basé en métropole, il passe toutes ses vacances sur l’île. L’envie de grimper est née très tôt en observant les falaises depuis les fenêtres de la demeure familiale de Ghisoni, qu’il habite aujourd’hui. « Ma grand-mère me disait : il ne faut pas y aller ! ».

Très doué, doté d’une rare aisance sur le rocher, il ouvre des voies engagées et grimpe parfois en solitaire. Même s’il reste discret sur cette pratique, son parcours en solo intégral de la directe Casanova à la punta di u Specchju a définitivement marqué les grimpeurs de Bavedda.

À 45 ans, il reconnaît avoir levé le pied en escalade pour se consacrer à ses nouvelles activités professionnelles. Pluri-actif comme tous les montagnards, il a remis en état la châtaigneraie de ses aïeux pour produire de la farine. Quelques ruches, un peu d’encadrement en escalade/canyon et du débroussaillage l’hiver autour d’Ajaccio lui permettent de vivre toute l’année sur l’île.

« Une vie sans prétention, mais que j’ai choisie !», conclue-t-il.


O.M.

Montagnes Magazine N°343 - Juillet 2009 - Spécial Corse

Page 21 – Portraits : Les montagnards d’aujourd’hui